Droit public — expertise

Avocat en domanialité publique au Mans.

Terrasse de café, kiosque, antenne, réseau, base de loisirs, halle commerçante : l'occupation du domaine public obéit à un droit exigeant — autorisation préalable, précarité, redevance, mise en concurrence. Le cabinet sécurise les montages des personnes publiques et défend les droits des occupants, de la convention à l'expulsion.

Comprendre

Qu'est-ce que le domaine public ?

Le domaine public rassemble les biens des personnes publiques affectés à l'usage direct du public ou à un service public — routes, places, halles, équipements. Inaliénable et imprescriptible, il obéit à des règles d'occupation et de cession très strictes.

01

L'occupation

Toute occupation privative — terrasse, kiosque, réseau, antenne — suppose un titre : autorisation ou convention d'occupation temporaire, par nature précaire et révocable, assortie d'une redevance. Et depuis 2017, l'attribution d'un titre en vue d'une exploitation économique impose une procédure de sélection préalable transparente.

02

La valorisation

Bail emphytéotique administratif, conventions de longue durée, déclassement puis cession — y compris le déclassement par anticipation : le droit domanial offre de vrais outils de valorisation du patrimoine public. Le cabinet monte et sécurise ces opérations, de la délibération initiale à la signature de l'acte.

03

La protection

Inaliénable, imprescriptible, le domaine public se défend : expulsion des occupants sans titre devant le juge administratif, indemnités d'occupation irrégulière égales aux redevances éludées, contraventions de voirie, délimitation. Aucune occupation de fait, si ancienne soit-elle, ne crée de droit.

Nos interventions

Occuper, valoriser,
protéger.

Commerçant en quête d'un emplacement, opérateur porteur d'un projet, collectivité gestionnaire de son patrimoine : le cabinet sécurise chaque relation au domaine public — le titre, la redevance, le contentieux.

Titres d'occupation

Obtenir et défendre votre titre

Autorisations et conventions d'occupation temporaire — terrasses, kiosques, marchés, réseaux : le cabinet négocie vos AOT et COT, conteste refus et retraits, et vous défend lorsque la collectivité entend reprendre l'emplacement — la précarité du titre n'autorise pas l'arbitraire.

Redevances

Discuter la redevance domaniale

La redevance doit correspondre aux avantages de toute nature procurés par l'occupation : son montant se discute, sa révision se conteste, sa gratuité est prohibée. Le cabinet défend occupants et collectivités dans la fixation comme dans le contentieux du recouvrement.

Montages

Bâtir sur le domaine public

Bail emphytéotique administratif, convention de longue durée avec droits réels, division en volumes : les montages domaniaux permettent d'investir sur le domaine sans le vendre. Le cabinet structure l'opération, rédige les actes et sécurise le financement des projets.

Cessions

Déclasser et céder un bien public

La vente d'un bien du domaine public suppose sa désaffectation matérielle puis son déclassement — que la loi permet désormais d'anticiper, sous conditions. Le cabinet conduit la procédure, prépare les délibérations et prévient les recours qui pourraient faire tomber la cession.

Occupants sans titre

Expulser et faire indemniser

Occupation sans titre, maintien après expiration, sous-occupation irrégulière : le cabinet saisit le juge administratif de l'expulsion, obtient les indemnités correspondant aux redevances éludées — et engage, si nécessaire, la procédure de contravention de grande voirie.

Frontières

Délimiter domaine public et privé

Alignement, délimitation du rivage ou des cours d'eau, entrée ou sortie du domaine : la frontière domaniale décide du régime applicable — et donc du juge, des règles, des droits de chacun. Le cabinet éclaire ces qualifications aussi décisives que discrètes, avant tout contentieux.

Repères

Les règles d'or du domaine public.

Quatre principes gouvernent toute la matière — les ignorer expose à l'expulsion, aux indemnités et à la nullité des actes. Les connaître, c'est déjà se protéger.

Jamais sans titre

Un titre, sinon rien

AOT ou convention

Aucune occupation privative sans autorisation ou convention : l'occupation de fait, même ancienne, même tolérée, ne crée aucun droit — et expose à l'expulsion comme aux indemnités d'occupation.

Depuis 2017

La sélection préalable

Exploitation économique

L'attribution d'un titre permettant une exploitation économique impose une procédure de sélection transparente entre candidats potentiels. Les titres attribués de gré à gré s'exposent à la contestation.

Par nature

Précaire et révocable

Pas de droit au renouvellement

Le titre d'occupation peut être retiré pour un motif d'intérêt général, et son renouvellement n'est jamais acquis — mais retrait et refus se contrôlent, et l'indemnisation se discute.

Avant toute vente

Déclasser d'abord

Inaliénabilité

Un bien du domaine public ne se vend pas : il faut sa désaffectation matérielle puis un acte de déclassement — le déclassement par anticipation permettant, sous conditions, de préparer la cession.

Questions fréquentes

Ce que l'on demande le plus

  1. Non, tant qu'il n'a pas été déclassé : la vente suppose une désaffectation matérielle — le bien cesse effectivement de servir au public ou au service — puis un acte formel de déclassement. Le déclassement par anticipation permet, sous conditions et délais stricts, de signer avant la désaffectation effective. Un acte de vente sans déclassement est nul.

  2. L'expulsion, prononcée par le juge administratif — le cas échéant en référé mesures-utiles —, et le paiement d'une indemnité d'occupation correspondant aux redevances que la collectivité aurait dû percevoir pendant l'occupation irrégulière. Sur le domaine public maritime, fluvial ou routier s'y ajoute la contravention de grande voirie.

  3. Le titre unilatéral — ou la convention — qui permet d'occuper privativement une dépendance du domaine public : terrasse de café, kiosque, manège, réseau, antenne. Par nature précaire et révocable, délivré contre redevance, il peut être assorti de droits réels dans certains régimes, pour permettre le financement d'investissements lourds.

  4. Oui : la redevance doit refléter les avantages de toute nature retirés de l'occupation — emplacement, chiffre d'affaires possible, exclusivité. Un montant manifestement disproportionné, une révision brutale ou une assiette erronée se contestent devant le juge administratif, et la gratuité est en principe interdite, sauf exceptions légales.

La réponse du cabinet

Peut-on vendre un bien du domaine public ?

Non, tant qu'il n'a pas été déclassé : la vente suppose une désaffectation matérielle — le bien cesse effectivement de servir au public ou au service — puis un acte formel de déclassement. Le déclassement par anticipation permet, sous conditions et délais stricts, de signer avant la désaffectation effective. Un acte de vente sans déclassement est nul.

Toutes les questions fréquentes

La réponse du cabinet

Que risque un occupant sans titre du domaine public ?

L'expulsion, prononcée par le juge administratif — le cas échéant en référé mesures-utiles —, et le paiement d'une indemnité d'occupation correspondant aux redevances que la collectivité aurait dû percevoir pendant l'occupation irrégulière. Sur le domaine public maritime, fluvial ou routier s'y ajoute la contravention de grande voirie.

Toutes les questions fréquentes

La réponse du cabinet

Qu'est-ce qu'une autorisation d'occupation temporaire ?

Le titre unilatéral — ou la convention — qui permet d'occuper privativement une dépendance du domaine public : terrasse de café, kiosque, manège, réseau, antenne. Par nature précaire et révocable, délivré contre redevance, il peut être assorti de droits réels dans certains régimes, pour permettre le financement d'investissements lourds.

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La réponse du cabinet

La redevance d'occupation peut-elle être contestée ?

Oui : la redevance doit refléter les avantages de toute nature retirés de l'occupation — emplacement, chiffre d'affaires possible, exclusivité. Un montant manifestement disproportionné, une révision brutale ou une assiette erronée se contestent devant le juge administratif, et la gratuité est en principe interdite, sauf exceptions légales.

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