Droit de la santé — expertise

Victime d'une infection nosocomiale.

Contractée à l'hôpital ou en clinique, l'infection nosocomiale ouvre un régime d'indemnisation exceptionnellement favorable : la responsabilité de plein droit de l'établissement, sans faute à prouver — et la solidarité nationale pour les atteintes les plus graves. Le cabinet établit le lien avec l'hospitalisation et chiffre tous vos préjudices.

Comprendre

Qu'est-ce qu'une infection nosocomiale ?

Est nosocomiale l'infection survenue au cours ou au décours d'une prise en charge, absente à l'admission et non seulement en incubation : infection du site opératoire, staphylocoque, septicémie. Son régime d'indemnisation est l'un des plus protecteurs du droit français.

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La présomption

Établissements publics comme cliniques répondent de plein droit des infections nosocomiales : la victime n'a aucune faute à prouver, et seule la cause étrangère — imprévisible et irrésistible — les exonère. Un renversement complet du fardeau de la preuve, dont il faut savoir tirer tout le parti, dès la première écriture.

02

La solidarité nationale

Au-delà de 25 % d'atteinte permanente, ou en cas de décès, l'ONIAM prend le relais de l'assureur et indemnise au titre de la solidarité nationale. En deçà, l'assureur de l'établissement demeure votre interlocuteur — et son offre, dans tous les cas, mérite d'être âprement discutée, poste par poste, aux références judiciaires.

03

La preuve du lien

Tout se concentre sur un point : démontrer que l'infection a été contractée dans l'établissement. Chronologie des soins, prélèvements bactériologiques, délais d'incubation, comptes rendus — le cabinet reconstitue ce faisceau d'indices avec un médecin-conseil, avant de saisir la CCI ou le juge.

Nos interventions

Du diagnostic à la
réparation.

Régime favorable ne signifie pas indemnisation automatique : établir le caractère nosocomial, choisir le débiteur — assureur ou ONIAM — et chiffrer chaque poste. Le cabinet conduit ce parcours de bout en bout.

Qualification

Établir le caractère nosocomial

Absente à l'admission, révélée pendant ou après la prise en charge : la qualification d'infection nosocomiale se déduit de la chronologie, des prélèvements et des délais d'incubation. Le cabinet bâtit ce faisceau d'indices avec un médecin-conseil.

Plein droit

Faire jouer la responsabilité de plein droit

Aucune faute à prouver : l'établissement répond de plein droit, et seule la cause étrangère l'exonère — une défense rarissime en pratique. Le cabinet neutralise les tentatives d'y échapper, notamment l'invocation d'une infection dite endogène.

Gravité

Mobiliser l'ONIAM pour les atteintes graves

Plus de 25 % d'atteinte permanente, décès : la solidarité nationale indemnise, via l'ONIAM, sans discussion de responsabilité. Le cabinet vérifie le taux retenu par l'expertise — quelques points d'écart changent le débiteur, et souvent le montant.

Expertise

Gagner la bataille de l'expertise

Prélèvements, antibiogrammes, portes d'entrée, imputabilité des séquelles : l'expertise d'une infection nosocomiale est éminemment technique. Le cabinet la prépare avec un médecin-conseil, dépose des dires et discute chaque conclusion contestable.

Préjudices

Chiffrer l'intégralité des préjudices

Reprises chirurgicales, hospitalisations, déficit fonctionnel, souffrances, incidence professionnelle : chaque poste de la nomenclature Dintilhac est évalué et défendu — face à l'assureur comme face à l'ONIAM, dont les barèmes sont discutables.

Défense

Défendre l'établissement mis en cause

Cliniques et hôpitaux : le cabinet vous défend aussi — discussion du caractère nosocomial, preuve de la cause étrangère, articulation avec l'assureur et l'ONIAM. Une double pratique qui affine, dans chaque dossier, la lecture de l'adversaire.

Vos repères

Les seuils qui décident de tout.

En matière nosocomiale, quelques chiffres gouvernent le dossier — le débiteur, la procédure et le montant en dépendent. Quatre repères à connaître avant d'agir.

Huit jours

Obtenir le dossier médical

La première pièce

Comptes rendus, prélèvements, résultats bactériologiques : le dossier médical, communiqué sous huit jours sur simple demande, contient presque toujours la preuve du caractère nosocomial.

25 %

Identifier le bon débiteur

Assureur ou ONIAM

Au-delà de 25 % d'atteinte permanente ou en cas de décès, l'ONIAM indemnise au titre de la solidarité nationale ; en deçà, l'assureur de l'établissement répond. Le taux d'expertise décide.

Seuil de gravité

Saisir la CCI

La voie gratuite

Dès que le dommage dépasse le seuil de gravité, la commission de conciliation et d'indemnisation offre une expertise gratuite et un avis en principe sous six mois — sans renoncer au juge.

Dix ans

Surveiller la prescription

À compter de la consolidation

L'action se prescrit par dix ans à compter de la consolidation. Les infections évolutives repoussent ce point de départ — mais ne laissez jamais l'échéance approcher sans agir.

Questions fréquentes

Ce que l'on demande le plus

  1. Une infection contractée au cours ou au décours d'une prise en charge — hospitalisation, chirurgie, soins —, qui n'était ni présente ni en incubation à l'admission : infection du site opératoire, staphylocoque doré, septicémie. La chronologie et les prélèvements bactériologiques en font la démonstration, avec l'aide d'un médecin-conseil rompu à ces dossiers.

  2. Non — c'est toute la force de ce régime : l'établissement répond de plein droit des infections nosocomiales, et seule une cause étrangère imprévisible et irrésistible peut l'exonérer, ce qui n'est presque jamais admis. Votre seul fardeau : établir le caractère nosocomial de l'infection et l'étendue de vos préjudices.

  3. Tout dépend de la gravité : au-delà de 25 % d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique, ou en cas de décès, la solidarité nationale indemnise via l'ONIAM ; en deçà, c'est l'assureur de l'établissement. Le taux fixé à l'expertise est donc décisif — le cabinet le discute point par point, références médico-légales à l'appui.

  4. Dix ans à compter de la consolidation de votre état, et non de l'infection elle-même — un point de départ protecteur lorsque les séquelles évoluent encore. La saisine de la commission de conciliation et d'indemnisation suspend la prescription. Faites dater précisément votre échéance avant toute démarche.

La réponse du cabinet

Qu'est-ce qu'une infection nosocomiale ?

Une infection contractée au cours ou au décours d'une prise en charge — hospitalisation, chirurgie, soins —, qui n'était ni présente ni en incubation à l'admission : infection du site opératoire, staphylocoque doré, septicémie. La chronologie et les prélèvements bactériologiques en font la démonstration, avec l'aide d'un médecin-conseil rompu à ces dossiers.

Toutes les questions fréquentes

La réponse du cabinet

Dois-je prouver une faute de l'hôpital ou de la clinique ?

Non — c'est toute la force de ce régime : l'établissement répond de plein droit des infections nosocomiales, et seule une cause étrangère imprévisible et irrésistible peut l'exonérer, ce qui n'est presque jamais admis. Votre seul fardeau : établir le caractère nosocomial de l'infection et l'étendue de vos préjudices.

Toutes les questions fréquentes

La réponse du cabinet

Qui m'indemnise : l'assureur ou l'ONIAM ?

Tout dépend de la gravité : au-delà de 25 % d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique, ou en cas de décès, la solidarité nationale indemnise via l'ONIAM ; en deçà, c'est l'assureur de l'établissement. Le taux fixé à l'expertise est donc décisif — le cabinet le discute point par point, références médico-légales à l'appui.

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La réponse du cabinet

Quels sont les délais pour agir ?

Dix ans à compter de la consolidation de votre état, et non de l'infection elle-même — un point de départ protecteur lorsque les séquelles évoluent encore. La saisine de la commission de conciliation et d'indemnisation suspend la prescription. Faites dater précisément votre échéance avant toute démarche.

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Avocat au Barreau du Mans, Maître Océane DEZALAY vous reçoit au cabinet, en visioconférence ou à domicile — en droit public, droit de la santé et droit immobilier. Dès la première consultation, vous repartez avec une lecture juridique de votre dossier, les délais à ne pas manquer et une stratégie claire.

Première consultation d'une heure — 123 € TTC