Combien de temps a-t-on pour agir après un accident médical ? La question est cruciale : passé le délai de prescription, l'action est éteinte. Les règles, ici, sont plutôt favorables aux victimes.
Une prescription de dix ans après la consolidation
L’article L. 1142-28 du code de la santé publique fixe une prescription unique de dix ans à compter de la consolidation du dommage — pour les établissements publics comme privés, les praticiens libéraux et l’ONIAM. La consolidation est le moment où l’état de la victime se stabilise : les lésions se fixent, les séquelles deviennent évaluables. Tant que l’état évolue, le délai ne court pas — une protection décisive pour les victimes dont les complications se révèlent tardivement.
Ne pas attendre pour autant
Même si le délai est long, le temps efface les preuves : témoignages, souvenirs, parfois pièces médicales. Agir tôt facilite l'établissement des faits et la constitution du dossier.
À retenir
Dix ans après la consolidation : le délai est confortable, mais trompeur. Faites analyser votre dossier sans attendre : les preuves, elles, ne se conservent pas.